ARK NETWORK reference.ch · populus.ch    
 
  
Lieu de Vie 
 
 
Rubriques

Liens

 Home  | Livre d'Or  | Album-Photo  | Contact

Qu'est-ce que l'Autonomie?

Qu’est-ce que l’Autonomie? 
 

"Quitter une situation confortable et sécurisante 
ne pèse pas lourd au regard de ce qui vous anime."
 
 
"Il s'agit de vivre ma vie dans la cohérence." 
- Patrick Baronnet -
 
 
Qu’est-ce que la vraie vie? 
Une vie simple, naturelle et … autonome
Tout être humain est naturellement «fait» pour devenir autonome. 
La recherche de l’autonomie est ce qui permet à un être humain de grandir… C’est vrai pour un enfant devenant adulte. C’est vrai pour un adulte au sens légal devenant spirituellement adulte. 
 
En quête d’autonomie 
Plusieurs facteurs poussent les êtres humains individuels à une recherche d’autonomie. Souvent, au point de départ, la prise de conscience de la réalité d’une grande dépendance.  
La société actuelle est «conçue» pour rendre les citoyens dépendants du «système». Même dans les sociétés dites «démocratiques» l’omnipotence de la «pieuvre» est difficilement contournable… 
Dépendre d’une société est, pour beaucoup, théoriquement sans problème … jusqu’au jour où la confiance en cette société est brisée. 
 
Des nuages s’accumulent à l’horizon: la mondialisation forcenée, l’exode rural, les affres des guerres mondiales, l’épuisement annoncé des ressources, les niveaux croissants de pollution, la problématique répartition des richesses, nourrissent la réflexion. Plusieurs s’inscrivent à contre-courant face aux orientations du «système». 
 
À la conscience des liens de plus en plus étroits impliquant une dépendance accrue aux systèmes de toutes sortes, certains opposent une volonté d’autonomie. Leur quête d’autonomie passe, entre autres, par la conception et la réalisation de leur maison, seuls, entre amis ou en association. 
C’est ainsi que, en France, est apparu, en 1979, aux éditions Alternative et Parallèle «La Maison Autonome» de Robert Chareyre, une impressionnante compilation d’idées et de techniques issues de différents ouvrages américains et européens. À l’origine du livre un projet de construction d’une maison autonome. 
 
«Ce projet nous a amenés à accumuler de la documentation, à la classer et surtout à faire un effort de réflexion et de clarification. (...) L’autonomie commence par l’acquis de connaissance. Par vos connaissances, construisez votre propre jugement, votre projet et pourquoi pas votre maison. Déjà, pour la construction d’une maison classique, le risque de dépendance est grand. L’architecte spécialiste des idées sur papier, le plombier spécialiste des robinets, le maçon spécialiste du béton, etc. Faut-il introduire d’autres spécialistes pour utiliser les techniques douces? Et quels spécialistes? Allez discuter chauffage solaire avec un «installateur chauffagiste agréé», si vous connaissez un peu la question, vous passerez de bons moments... Devenons tous spécialistes!» 
 
Au verso du livre, un texte qui résume bien son propos: 
 
«Par sa conception et son intégration dans l’environnement immédiat, cette maison autonome permet à ses habitants de consommer ce qu’ils produisent et de produire l’essentiel de leur consommation. Le chauffage leur est fourni par le soleil et le bois, l’électricité leur vient du vent et de l’eau. Les légumes du potager sont cultivés avec l’apport de déchets recyclés... La plupart des besoins sont ainsi assurés, souvent en y prenant du plaisir, et sans polluer les voisins. Cette autonomie n’appartient pas au passé mais préfigure au contraire une vie post-industrielle.» 
 
Si Robert Chareyre préparait son projet de maison autonome, Patrick Baronnet lui, l’a réalisé. Dans «De la Maison Autonome à l’Autonomie de Penser» (premier titre de l'ouvrage), publié en 1997, Patrick Baronnet fait part de 20 ans d’expérience de recherche et de développement d’autonomie. Même combat: 
 
«Hypothéquer sa vie (pour un emprunt immobilier) c’était se vendre aux banques et condamner une partie de notre créativité, par manque de disponibilité. ... les années où nous bâtissions notre maison étaient celles qui nous délivraient d’un emprunt trop lourd et qui nous laissaient le temps de mettre au point d’autres techniques de vie... Une remorque tirée par le tracteur du voisin, les pierres inutilisées du champs d’à côté ont fait notre bonheur et nos murs... On apprend en faisant... Aider les amis à faire leur maisons... Échanger nos compétences et nos erreurs... La confiance (en notre capacité de réalisation) s’installe». 
 
Comme pour La Maison Autonome de Robert Chareyre, Patrick Baronnet développe principalement les aspects énergétiques de sa maison: chauffage solaire et bois, production d’eau chaude solaire et par bouilleur d’âtre, électricité éolienne et photovoltaïque, puis traite des problèmes les plus cruciaux d’aujourd’hui: l’approvisionnement de l’eau, son traitement, puis les toilettes à litière. 
 
Un chapitre «Nouvelle architecture, nouvelle conscience», veut aussi nous faire pénétrer dans sa recherche des formes. C’est ainsi qu’il se lance dans la construction d’un «zôme». 
 
«Ces formes mathématiquement codifiées par l’ingénieur Américain Steve Baer, dans les années 60. C’est lui qui leur a donné ce nom en associant le ZO de rhombizonaèdre (nom géométrique de cette forme) et le ME de dôme.» 
 
Sorte de dômes à facettes, ces formes construites paraissent sorties d’expériences avant-gardistes. Chez les Baronnet, c’est l’expérience des effets des formes qui compte. Il affirme mesurer une «modification du champ énergétique local, qui se traduit surtout par une concentration et une amplification des forces de vie. Une énergie très proche de celle que l’on peut ressentir dans certain lieux sacrés». 
 
Ces expériences d’autonomie - et donc d’autoconstruction - bien que marginales, sont une réponse de ceux qui veulent mettre en œuvre de nouvelles valeurs et de nouveaux rapports à leur habitat. Mais c’est aussi le «bon sens» des anciens, ruraux, qui réalisaient par eux-mêmes leur maison au fil de leur vie. Bien sûr, ces expériences d’autoconstruction dans un contexte d’autonomie semblent difficiles en milieu urbain, où la spéculation a engendré un coût élevé des terrains et où la densité permet difficilement de vivre pleinement l’autonomie recherchée, ne serait-ce qu’au point de vue de la production alimentaire. 
 
Toutefois, l’autoconstruction et la recherche d’autonomie est un mouvement en plein essor depuis plusieurs décennies. C’est le retour du balancier vis-à-vis d’une société qui n’a su répondre à de légitimes demandes. L’exode rural s’est désormais inversé. Certains groupes accompagnent les démarches d’autonomie et d’autoconstruction et il y en a de plus en plus, tel, par exemple, le Réseau Français des Éco-Villages. Des conseillers en autoconstruction apparaissent, prodiguant leurs conseils, organisant des stages et veillant au suivi des chantiers d’autoconstruction dans des structures associatives regroupant des autoconstructeurs en recherche d’autonomie. 
Ces structures se multiplient et tout porte à croire que l’autoconstruction, en tant que démarche d’accès à l’Autonomie, a de beaux jours devant elle. 
 

 

(c) Lieu de Vie - Créé à l'aide de Populus.
Modifié en dernier lieu le 27.03.2006
- Déjà 938 visites sur ce site!